<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6951279319114984352</id><updated>2011-12-11T20:40:07.827+01:00</updated><title type='text'>Troubody</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mynameistroubody.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6951279319114984352/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mynameistroubody.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>John Troubody</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18368174851226650529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>2</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6951279319114984352.post-8946703937190989286</id><published>2011-12-11T01:17:00.005+01:00</published><updated>2011-12-11T20:40:07.835+01:00</updated><title type='text'>Suite sans fin</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;Il n’y a pas d’autre moyen. Pas d’autre manière. Plus d’autre choix. Il n’y a rien d’autre à faire que de continuer encore un peu. Emilie essaie une autre paire de gants, ses joues empourprées dans le miroir du Monoprix, repense à Jeanne qui porte si bien les talons hauts et la veste léopard. Avoir un sexe, une plaie, une protubérance, d’un manque en excès de chair, retirer les gants de cuir, faire demi-tour, acheter un rouge à lèvres, un tube de dentifrice et une brosse à dents. Remettre les vieux, troués, ceux en laine. Sortir. Tous les gens la regardent comme avec un sexe à la place des yeux. Qu’est-ce que ce monde où la baise a pris une telle place. Le spectacle de la baise. L’entropie masturbatoire. Je me masturbe en toi. Tu te masturbes en moi. Et nous nous regardons. Nous ne voulons plus que ça, regarder, l’acte lui-même passe au second plan, le spectacle intégral de la baise, Adam qui se mord la queue, Eve qui se pourlèche les tétons, puis des emboîtements d’organes, techniquement irréprochables, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire tout ça. Peut-être qu’on le sait, ce que ça peut bien vouloir dire tout ça, oui, peut-être qu’on le sait, mais c’est dur à dire. Nommer ce désir. Investi massivement. Si massivement aujourd’hui. Cette baise massive. Écrasée. Cette envie d’en finir. D’un ailleurs indifférencié. D’une paix sans guerre livrée. Pauvre enfant, ricane-t-elle, encore une fois tu te noies dans les clichés, projetant sur les autres le spectre de ta sinistre déliquescence. La jouissance est une perte de substance, Pépé note dans son cahier. Pour l’homme, ajoute-t-il avec un point d’interrogation mis entre parenthèses. La jouissance sexuelle est une perte de substance et une condamnation pour l’homme, une condamnation à ne rester que ce qu’il est, c’est-à-dire un homme, ni moins, ni plus. Ajoute-t-il. Mais les points d’interrogation seraient ici trop nombreux, Pépé se contente d’un point d’exclamation. Les femmes, à certaines périodes de leur vie, peuvent se vivre comme des trous impossibles à combler. Et on ne peut rien y faire. C’est la Nature, c’est comme ça, hésite-t-il à écrire. Comme pour en finir déjà. Déjà que quoi. Déjà que rien. Que la journée avance, et qu’Emilie n’a toujours pas appelé ni envoyé de sms. La nuit tombe sur Vic-sur-Cère et Pépé se sent seul. Même s’il bande encore, il ne se masturbe plus, presque plus, juste une fois de temps en temps, par hygiène corporelle. Pépé ne connaît plus que très peu la perte de substance. La jouissance est une absence à soi-même et au monde. La jouissance a souvent un goût de terre, de travail, et d’esclavage. De temps perdu face à la mort. Le temps lui est compté, et Pépé est heureux de ne plus jouir. Emilie remonte ou descend, elle ne sait plus trop, connaît très mal Paris, le Boulevard de Clichy, direction La Fourche en tout cas, où y’a le McDo avec plein de Noirs. S’est laissé porter dans les couloirs du métro. Qu’est-ce qu’elle est venue foutre par ici. Raviver quelques vieux souvenirs. C’était bien la peine. J’ai oublié le nom de la rue, et puis Paris n’est plus Paris, c’est bien connu. Bye, bye Clichy. Dans ses écouteurs, entre ses deux oreilles, une petite musique portative. &lt;em&gt;We have all the time in the world&lt;/em&gt;. Bilinda, moins les larsens. Que disait le poète déjà. Oui, pour la prose il y a les journaux, quelque chose comme ça. Tu t’arrêtes devant le kiosque. La une de &lt;em&gt;Libé&lt;/em&gt;. Et un mauvais jeu de mots. Et tous les matins, un mauvais jeu de mots, une vie passée au second degré, à rigoler. Tu te remets en marche, tu n’écouteras plus le poète, la musique te suffira amplement. Pépé écoute. On peut imaginer la musique comme une circulation inaltérable/inaltérée du désir. Qui ne soit ni perte ni remplissage. Une forme de béatitude pour l’auditeur. Une passivité à en devenir fou. À en perdre toute conscience. Un état d’hypnose, hagard, on écoute, on n’écoute plus, on se laisse emporter, si loin, si loin. Puis le téléphone sonne. Un homme, seul un homme. Une femme. Une femme seule. Ou seule une femme, peut-être. Saura réveiller l’homme.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/37HaFYeB5Ms?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Attention : ce billet de blog s’autodétruira d’ici quelques heures/jours/semaines.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6951279319114984352-8946703937190989286?l=mynameistroubody.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6951279319114984352/posts/default/8946703937190989286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6951279319114984352/posts/default/8946703937190989286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mynameistroubody.blogspot.com/2011/12/suite-sans-fin.html' title='Suite sans fin'/><author><name>John Troubody</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18368174851226650529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/37HaFYeB5Ms/default.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6951279319114984352.post-2004282477010871918</id><published>2011-09-12T15:55:00.001+02:00</published><updated>2011-09-12T15:57:49.630+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-l0nRQhx8WA0/Tm4P1OMXkbI/AAAAAAAAAtA/-yOYLxpHHIQ/s1600/Bruit.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 288px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5651471989414007218" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-l0nRQhx8WA0/Tm4P1OMXkbI/AAAAAAAAAtA/-yOYLxpHHIQ/s400/Bruit.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-wepPza4BpSY/Tm4PkpSo9eI/AAAAAAAAAs4/6fkeWhh8MQ4/s1600/Bruit.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6951279319114984352-2004282477010871918?l=mynameistroubody.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6951279319114984352/posts/default/2004282477010871918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6951279319114984352/posts/default/2004282477010871918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mynameistroubody.blogspot.com/2011/09/blog-post.html' title=''/><author><name>John Troubody</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18368174851226650529</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-l0nRQhx8WA0/Tm4P1OMXkbI/AAAAAAAAAtA/-yOYLxpHHIQ/s72-c/Bruit.jpg' height='72' width='72'/></entry></feed>
